Lorsqu'on me demande quel est mon métier, depuis quelque temps j'aime dire que j'écris pour les autres. Cette définition me plait, pas vous ?
Et la nouveauté, c'est que depuis deux mois, j'écris pour moi aussi ! Et si tout va bien, cet hiver un recueil de nouvelles verra le jour dans les librairies (plutôt sur les tables consacrées à la littérature).
J'étais fée (c'est-à-dire, celle qui fait advenir les rêves d'autrui)... me voilà devenue princesse, aussi. Je prends la responsabilité de réaliser mes propres rêves dans le domaine de l'écriture. Non, les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés ! Enfin... ça se discute : les livres de mes clients naissent en un an (deux ans maximum), et le mien, cela fait 25 ans que je le mûris !
Cette nouvelle répartition de mon espace mental, loin d'engendrer la schizophrénie que je craignais, me stimule énormément. Les deux expériences s'entre-nourrissent ; et prendre le risque de s'exposer, seul, à la publication, et aux affres devant la création et la peur du jugement d'autrui face à ce que l'on écrit... Wahou. J'ai l'impression de pouvoir plus facilement me mettre à la place de mes clients.
Tout ça pour vous dire que... Je suis heureuse d'avoir pris ce nouveau tournant. Ainsi j'ai l'impression de mieux m'accomplir, et de régénerer mon métier d'écrire pour les autres - mes clients, sources d'inspiration et de progrès.









